Aidé par une solide première fournée de résultats, le Cac 40 devrait consolider autour des 8.400 points
Si l’humeur est à la gueule de bois ce mercredi en France au lendemain de la triste élimination des Bleus de la Coupe du Monde, le Cac 40 ne devrait pas, lui, brusquement tomber de son nuage. Les contrats à terme pointent en effet vers une ouverture relativement neutre du marché parisien, soutenu par la perspective d’un resserrement monétaire moins violent qu’anticipé de la part de la Fed et par de solides premiers résultats semestriels.
En face, « le conflit continu au Moyen-Orient reste la principale contrainte à une amélioration plus large du sentiment du risque », juge Rajeev De Mello, gérant de portefeuille chez GAMA Asset Management. Les Etats-Unis ont pour rappel repris leur blocus sur la navigation du détroit d’Ormuz après les violations bilatérales du protocole d’accord conclu avec l’Iran, ramenant le baril de Brent à plus de 85 dollars l’unité.
La Fed vers une seule hausse de taux en 2026
A cet égard, le président de la Fed, Kevin Warsh, a insisté face aux législateurs américains sur le fait que les responsables de la banque centrale n’avaient aucune tolérance envers une inflation élevée, réitérant la promesse de stabiliser celle-ci autour de la cible de long terme de l’institution, à savoir 2% par an. Si la lecture des chiffres du mois de juin s’est avérée meilleure que prévu, « il reste beaucoup à faire », a martelé le nouvel homme fort de l’institution monétaire.
L’indice IPC des prix à la consommation a en effet reculé de 0,4% sur un mois, progressant de « seulement » 3,5% au mois de juin sur un an, selon les données du Bureau of Labor Statistics. L’indice « core », excluant l’alimentation et l’énergie, s’est quant à lui établi à 2,6% sur un an, soit trois dixièmes de moins qu’escompté par les économistes interrogés par Bloomberg. Conséquence directe, les traders ne ciblent plus qu’une hausse de taux de la Fed cette année, contre deux précédemment.
Relèvement d’objectifs chez ASML
Sur le front des valeurs, le fabricant néerlandais d’équipements pour l’industrie des semi-conducteurs, ASML, se permet de relever une nouvelle fois ses ambitions annuelles – déjà rehaussées à l’issue du premier trimestre. Evoquant la volonté de ses clients de continuer à augmenter leur capacité de production de puces, la première capitalisation européenne indique viser désormais entre 43 et 45 milliards d’euros de revenus en 2026, contre « entre 36 et 40 milliards » auparavant. L’objectif de marge brute, précédemment établi à 52% en milieu de fourchette, est quant à lui porté à 55%. Plus tôt cette semaine, le fondeur TSMC, l’un des plus gros clients d’ASML qui dévoilera jeudi ses résultats trimestriels, a signalé un bond de 68% de ses ventes sur un an au mois de juin.
Autre publication matinale importante, le groupe de luxe suisse Richemont, qui donne traditionnellement le pouls du secteur du luxe, a fait part d’une hausse de 17% de son chiffre d’affaires à 6,3 milliards d’euros sur le trimestre écoulé. L’activité du propriétaire de Cartier a notamment été portée par la joaillerie (+21% à 4,7 milliards).
Source Investir
