Entre le début de la saison des résultats du troisième trimestre, le « shutdown » qui s’éternise aux Etats-Unis, la relance de la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, et le feuilleton sans fin d’une possible censure du gouvernement français, les investisseurs ne manquent pas de points d’attention. Dans ce climat, l’indice phare de la place parisienne a évolué en territoire négatif toute la séance avant de se reprendre en fin de journée et de clôturer sur un repli limité de 0,18%, à 7.919,62 points, après l’annonce par le Premier ministre de la suspension de la réforme des retraites. Quant aux tensions douanières entre les Etats-Unis et la Chine, l’heure est encore à l’escalade après que les deux pays ont institué des taxes portuaires réciproques aux compagnies maritimes de transport de marchandises. De nouveaux rebondissements sont à prévoir dans cette partie de poker menteur entre les deux plus grandes puissances mondiales. Enfin, Jerome Powell a fait part de son inquiétude quant à la vigueur du marché du travail aux Etats-Unis, confortant les anticipations d’une nouvelle baisse des taux de la Fed lors de sa prochaine réunion de politique monétaire.
La journée s’annonce calme en matière de statistiques. Les investisseurs prendront connaissance des chiffres de l’inflation de septembre en France, qui ne devraient pas réserver de surprise, de la production industrielle au mois d’août en zone euro, et se montreront particulièrement attentifs à l’enquête manufacturière Empire State de la Réserve fédérale de New York d’octobre faute de statistiques officielles, les données sur l’inflation pour le mois de septembre ne devant pas être publiées.
Après Publicis dans la matinée, c’est LVMH qui a publié après la clôture hier soir ses chiffres d’activité pour le troisième trimestre. Le numéro un mondial du luxe a enregistré un chiffre d’affaires de 18,3 milliards d’euros sur la période, en hausse de 1% en comparable, après un recul de 3% au premier semestre et de 4% sur avril-juin. Une performance alors que les analystes l’attendaient encore en léger recul. Ce qui a porté le chiffre d’affaires à neuf mois à 58,1 milliards d’euros, en retrait de 4% en données publiées et de 2% hors effets devises et périmètre. Le groupe, qui ne donne jamais de prévisions, a noté « une amélioration des tendances».
Havas a aussi fait état d’une amélioration de ses performances. Son revenu net a atteint au troisième trimestre 656 millions d’euros, en hausse organique de 3,8%, portant son montant sur les neuf premiers mois de l’exercice à 2 milliards, en progression de 2,8% à données constantes. Sur cette base, l’agence de publicité a revu à la hausse ses perspectives annuelles, tablant sur une progression interne du revenu net comprise entre 2,5 et 3% contre plus de 2% précédemment, et sur une marge d’exploitation ajustée d’environ 12,9% contre entre 12,5% et 13,5%. De son côté, fort de revenus locatifs en hausse de 4%, à 539 millions, sur les neuf premiers mois de l’année, Gecina a réitéré son objectif d’un résultat récurrent net part du groupe compris entre 6,65 euros et 6,70 euros par action, ce qui représente une progression entre 3,6% à 4,4%.
Enfin, ce matin, Rexel a rehaussé sa prévision d’activité sur l’exercice attendue désormais « légèrement positive » contre « stable à légèrement positive » précédemment en raison du dynamisme des ventes en Amérique du Nord, tout en confirmant ses cibles de rentabilité et de cash-flow. Sur le seul troisième trimestre, le chiffre d’affaires a atteint 4,76 milliards d’euros, stable (- 0,1%) en données publiées. D’autres résultats sont attendus après la clôture, et dans la semaine (dont notamment EssilorLuxottica et Pernod Ricard).
Source Investir