L'or et l'argent en chute libre après une flambée historique, le Cac 40 attendu en baisse de 1%

02/02/2026
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Ce qui devait arriver arriva. La ruée vers l'or, trop rapide, trop faramineuse, prend fin. La flambée spectaculaire des métaux précieux en janvier, et même avant, face à la recrudescence des achats par les banques centrales, aux inquiétudes liées aux troubles géopolitiques, à la dépréciation du dollar et au jeu spéculatif se retourne contre les marchés boursiers ce lundi.

L'or a chuté jusqu'à 8 % et accuse désormais une baisse de près d'un cinquième par rapport à son record historique atteint jeudi. L'argent a dégringolé jusqu'à 14,6 %, après un plongeon de 26 % vendredi. Le déclencheur de cette chute spectaculaire été l'annonce de la nomination de Kevin Warsh à la tête de la Réserve fédérale, perçu comme un économiste plus orthodoxe que d'autres candidats au poste.

Prises de bénéfices

« Les traders sont déconcertés par la turbulence observée vendredi sur le marché des métaux précieux qui a un effet domino sur le reste des actifs », a déclaré Tim Waterer, analyste en chef chez KCM Trade. Le Cac 40 est attendu en baisse d'environ 1% à l'ouverture, dans le sillage d'une séance asiatique chahutée. Le Kospi sud-coréen chute de plus de 5 %, sa plus forte baisse depuis novembre.

Les valeurs technologiques ont particulièrement décroché en Asie, touchées par les déclarations de Jensen Huang, PDG de Nvidia, selon lesquelles l'investissement proposé de 100 milliards de dollars dans OpenAI n'a « jamais constitué un engagement ferme ». Des propos qui ont surtout servi de catalyseur à des prises de bénéfices, car « nous constatons un débouclage des positions surchargées sur l'ensemble du marché », a souligné Gary Tan, gestionnaire de portefeuille chez Allspring Global Investments.

Sur le marché du pétrole, les cours perdent plus de 4 % alors que Donald Trump a évoqué des discussions sérieuses avec l'Iran, réduisant la prime de risque géopolitique. Le Brent est retombé vers 66 dollars le baril, le WTI autour de 62 dollars.

En matière politique, les Etats-Unis sont entrés samedi dans un shutdown partiel, lié à un bras de fer budgétaire après la mort d'un citoyen américain lors d'une intervention de la police de l'immigration à Minneapolis. La paralysie semble limitée et un vote pour y mettre fin est attendu rapidement.

La pression était trop forte sur Capgemini

La semaine qui s'ouvre sera dense. Plus de cent entreprises du S&P 500 publient leurs résultats, dont Alphabet (mercredi), Amazon (jeudi) et Disney cet après-midi. Le rapport sur l'emploi américain de janvier est attendu vendredi. Les stratèges de Deutsche Bank estiment que la croissance des bénéfices reste sur une trajectoire solide, la meilleure depuis quatre ans.

Capgemini a décidé de vendre sa filiale travaillant pour la police américaine de l'immigration, l'ICE, après le tumulte provoqué par la révélation d'un contrat fournissant un outil d'identification et de localisation de personnes étrangères.

 

Jefferies relève sa recommandation sur Thales à « acheter » contre « conserver » mais fait exactement l'inverse sur l'action Airbus.

Eramet a annoncé la rupture du mandat de son directeur général, Paulo Castellari, en raison de divergences avec ce dernier sur les modes de fonctionnement. Le conseil d'administration a nommé sa présidente, Christel Bories, pour le remplacer temporairement.

Source Investir