Nvidia ne fait plus trembler la cote, les résultats de Schneider Electric, Axa, Engie, Eiffage disséqués à la Bourse de Paris

26/02/2026
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Il fut un temps, pas si lointain, où une publication de Nvidia suffisait à faire vibrer tout Wall Street. Et par conséquent les marchés mondiaux. Mais cette fois, comme c'est de plus en plus souvent le cas, le champion des puces d'intelligence artificielle n'a pas réussi à impressionner. La firme a pourtant dépassé les estimations au quatrième trimestre et table sur un chiffre d'affaires qui avoisinerait les 78 milliards de dollars pour le trimestre en cours, quand le marché visait 72,8 milliards. Certains pariaient déjà sur 80, selon les données compilées par Bloomberg.

Dans les échanges après clôture, le titre a fini par ne gagner que 0,2 %. Le poids lourd de la cote américaine ne provoque plus les mêmes déflagrations. Le marché semble vacciné à la surperformance. Après une croissance explosive de ses ventes, qui a fait du concepteur de processeurs l'entreprise à la première capitalisation boursière au monde, les investisseurs recherchent des garanties plus solides quant à la pérennité de cette croissance fulgurante des ventes liées à l'IA. « Les attentes des traders étaient déjà largement prises en compte dans les cours, laissant peu de place à une nouvelle hausse », observe Dilin Wu, stratégiste chez Pepperstone.

Concurrence accrue pour Salesforce

Salesforce, lui, a perdu plus 4 % en après-Bourse, suivant des perspectives mitigées concernant la croissance de ses ventes pour l'exercice fiscal se terminant en janvier 2027, nourrissant la crainte que le géant du logiciel ne soit distancé par de nouveaux concurrents à l'ère de l'IA. Résultat, les contrats à terme sur le Nasdaq 100 et le S&P 500 cèdent 0,15 %. A la Bourse de Paris, le Cac 40 est en petite progression à l'heure où les publications s'enchaînent en son sein.

Le fabricant d'équipements électriques Schneider Electric a annoncé viser en 2026 une croissance organique du chiffre d'affaires comprise entre 7 % et 10 %. Ses ventes pour l'année 2025 ont dépassé les 40 milliards d'euros pour la première fois, en croissance organique de 9 %.Axa mise cette année sur une croissance de son résultat opérationnel par action située dans le haut de la fourchette cible de son plan stratégique, après avoir enregistré une hausse de 8 % sur un an l'année dernière, l'assureur français citant notamment la diminution des charges d'intérêts et l'impact des rachats d'actions.

Acquisition au Royaume-Uni pour Engie

Engie a publié des résultats en repli au titre de 2025 tout en confirmant qu'il entrait cette année dans une « nouvelle phase de croissance durable » de ses performances. L'énergéticien a également annoncé la signature d'un accord en vue d'acquérir 100 % de UK Power Networks, le distributeur d'électricité de référence au Royaume-Uni, pour une valeur en fonds propres d'environ 12 milliards d'euros.

Veolia a dégagé un excédent brut d'exploitation annuel en progression de 6,3 % à périmètre et change constants, au-dessus de la fourchette cible de 5 % à 6 %.

 

Eiffage a fait état d'un chiffre d'affaires 2025 en hausse de 4,8 % à périmètre et change constants, à 25,31 milliards d'euros, le groupe français de construction et concessionnaire d'autoroutes évoquant un « marché européen bien orienté ».

Le géant Bouygues, présent dans la construction, les travaux publics ou les télécommunications, a réalisé en l'année dernière un bénéfice net de 1,1 milliard d'euros, en hausse de 7,6 %, pour des ventes à 56,9 milliards d'euros, soit +1,3 % à change constant.

Stellantis a enregistré une perte nette de 22,3 milliards d'euros due à des charges exceptionnelles de 25,4 milliards correspondant à son « reset » stratégique. Le constructeur automobile confirme ses perspectives pour 2026, avec une amélioration progressive du chiffre d'affaires, de la marge d'exploitation ajustée et du free cash-flow industriel.

Source Investir