Les pertes se font moins brutales à la Bourse de Paris à la mi-séance, mais la tension reste quand même palpable autour du pétrole et du conflit en Iran. Le Cac 40 recule de 0,2 %, autour de 7.970 points, après être tombé sous les 7.900 dans la matinée, tandis que les contrats à terme américains reprennent légèrement de la hauteur, ceux sur le S&P 500 progressant d'environ 0,1 %.
Après avoir dépassé les 102 dollars plus tôt dans la journée, le baril de Brent est stable (-0,4%) et évolue précisément sur les 100 dollars. Les prix du pétrole restent néanmoins supérieurs de plus de 60 % à leur niveau du début de l'année, signe de la violence du choc énergétique provoqué par la guerre en Iran.
Trump vs Khamenei : l'escalade
Si, pour de tenter de freiner la flambée des prix, les Etats-Unis ont accordé une deuxième dérogation temporaire concernant l'achat de pétrole russe, la rhétorique entre Washington et Téhéran est loin de se calmer, ce qui ne laisse pas présager une amélioration de la situation dans le détroit d'Ormuz. Le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a affirmé vouloir maintenir le couloir maritime fermé tandis que Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis disposaient « d'une puissance de feu inégalée, de munitions illimitées et de tout le temps nécessaire ».
« Les investisseurs continuent de faire face à des scénarios de risque extrême, mais le constat reste le même : la volatilité des prix de l'énergie reste élevée, et ce contexte n'est pas propice à la prise de positions importantes ni à la mise en place de stratégies visant à tirer parti des distorsions du marché », estime Société Générale.
Les marchés attendent la publication en tout début d'après-midi de données américaine. L'indice PCE, la mesure d'inflation privilégiée par la Réserve fédérale, devrait montrer une progression mensuelle de 0,4 % pour l'inflation sous-jacente, ce qui porterait le rythme annuel autour de 3,1 %. Ces chiffres portent toutefois sur une période antérieure au conflit et ne reflètent pas encore l'envolée récente des prix de l'énergie.
Le moral des ménages touché ?
Les investisseurs regarderont aussi l'enquête préliminaire de l'Université du Michigan sur le moral des ménages pour mars. Contrairement aux statistiques d'inflation, ce sondage a été réalisé alors que la guerre en Iran avait déjà commencé. Les anticipations d'inflation à un an sont attendues en hausse à 3,7 %, contre 3,4 % précédemment. Une nouvelle estimation du PIB au quatrième trimestre de 2025 est également au programme.
Côté valeurs, BE Semiconductor Industries gagne 9% après de nouvelles spéculations quant à un intérêt d'acquéreurs potentiels pour le fabricant néerlandais de machines d'encapsulation de semi-conducteurs.
A New York, Adobe chute de 8 % en avant-Bourse, le fabricant de logiciels destinés aux professionnels de la création ayant annoncé que son dirigeant Shantanu Narayen quittait ses fonctions.
Source Investir