Après l'échec des négociations au Pakistan, Donald Trump promet le blocus du détroit d'Ormuz, du rouge attendu à la Bourse de Paris

13/04/2026
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Remontée des prix du pétrole après l'échec des pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran

L’échec dimanche des pourparlers de paix entre les Etats-Unis et l’Iran a fragilisé le cessez-le-feu, laissant craindre une poursuite de la troisième guerre du Golfe. Les américains ont décidé de mettre en place aujourd’hui à partir de 14 heures un blocus naval des ports iraniens pour empêcher les navires autorisés ayant versé un péage à l’Iran de circuler.
Ces développements ont provoqué le retour à des prix à trois chiffres pour le pétrole. Le baril de Brent est en hausse de 7,4%, à 102 dollars. Les risques d’inflation sont accrus. Aux Etats-Unis, les prix ont monté de 3,3% en mars, certes sous les 3,4% attendus, mais après 2,4% en février. Les marchés sont ainsi confortés dans l’idée que la Réserve fédérale maintiendra ses taux directeurs toute l’année, et en tout cas lors de la prochaine réunion de son comité de politique monétaire des 28 et 29 avril.
Alors que les banques américaines s’apprêtent à publier cette semaine leurs comptes trimestriels, rappelons que leurs dirigeants avaient été convoqués le 7 avril par le patron de la Fed, Jerome Powell et le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, pour les mettre en garde au sujet de risques accrus de cyberattaques. Les banques doivent prendre des mesures supplémentaires de protection. En effet, le nouvel outil d’intelligence artificielle Mythos d’Antropic (pour l’heure non commercialisé) est capable de détecter et d’exploiter des failles très rapidement. Ses capacités cyber sont à la fois offensives et défensives. Les éditeurs d’outils de sécurité (Zscaler, Cloudflare, Okta) ont d’ailleurs souffert en Bourse. 
En France, les marchés obligataires vont bénéficier de la décision de l’agence Moody’s de maintenir la notation du pays un cran au-dessus de celle de Standard & Poor’s, ainsi que  sa perspective négative. L’agence estime que l’objectif d’un déficit budgétaire de 5% en 2026 (après 5,1% en 2025) est atteignable.
Du côté des entreprises, TotalEnergies a mis à jour son point sur les impacts du conflit au Moyen-Orient. La production est à l’arrêt ou en cours d’arrêt au Qatar, en Irak et dans certaines installations offshore aux Emirats arabes unis. Cela représente environ 15% de la production mais seulement 10% du cash-flow Amont. Les barils produits au Moyen-Orient rapportent moins que la moyenne, en raison de la fiscalité. La raffinerie Satorp en Arabie saoudite, détenue à 62,5% par Saudi Aramco, touchée dans la nuit du 7 ou 8 avril, a été mise à l’arrêt pour raisons de sécurité. TotalEnergies indique que des prix plus élevés du pétrole “compensent largement” cette moindre production.

Source Investir