Donald Trump annonce un « cessez-le-feu énergétique » dans la guerre en Ukraine, LVMH lance ouvre le bal ce soir
Donald Trump annonce un cessez-le-feu énergétique entre l'Ukraine et la Russie... Kiev dit ne pas en avoir connaissance, Moscou garde le silence. Le président américain, dont l'administration s'efforce de faire baisser les prix du brut à quelques semaines des élections de mi-mandat, a affirmé dimanche que les deux parties en guerre avaient accepté de suspendre les attaques contre leurs installations énergétiques avec effet immédiat. Pris de court, le président ukrainien se dit quand même prêt à l'accepter si la Russie faisait de même.
Si la situation est fumeuse, pour les investisseurs, la perspective d'une moindre pression sur les approvisionnements reste bonne à prendre, même si le week-end a apporté de nouvelles raisons de s'inquiéter au Moyen-Orient. Les attaques des Houthis contre l'aéroport de Riyad ont fait treize morts samedi, puis un mort et onze blessés dimanche soir, selon les autorités saoudiennes. Donald Trump, qui avait écarté des frappes contre l'Iran avant les midterms, envisage une possible participation américaine aux opérations contre les Houthis. Il s'agit d'un autre adversaire et d'un autre théâtre d'opérations, mais le risque d'élargissement du conflit est grand.
Le pétrole a d'abord réagi à ces attaques, avec un baril de Brent monté jusqu'à 105,6 dollars en début d'échanges, avant de reculer vers 104 dollars. Les opérateurs mettent en balance les tensions régionales, la résistance des flux de brut en provenance du Moyen-Orient et l'annonce américaine d'une trêve sur les infrastructures russes et ukrainiennes. La détente ne signifie toutefois pas que l'énergie va redevenir bon marché. « Nous ne voyons pas de résolution à court terme de la crise d'Ormuz, certainement pas avant les élections américaines de mi-mandat », explique Yiping Liao, gérante chez Templeton Global Investments.
Résultats solides au troisième trimestre
La Bourse de Paris est attendue en hausse d'environ 0,2 % à l'ouverture ce lundi. Les contrats à terme sur les indices américains progressent de 0,25 %. Le marché américain des obligations au comptant est fermé pour Columbus Day.
Les publications d'entreprises vont maintenant devenir un autre sujet de conversations pour les investisseurs, avec LVMH qui dévoilera ses ventes du troisième trimestre ce soir après la clôture. Puis les grandes banques américaines prendront le relais dans la semaine, notamment JPMorgan, Citigroup, Goldman Sachs, Wells Fargo et Bank of America. « Nos stratégistes anticipent une croissance record des bénéfices des entreprises du S&P 500 de 34 % en glissement annuel, contre un consensus de 27 %. En Europe, nos stratégistes prévoient une croissance de 25 % au troisième trimestre, soit 5 points de pourcentage de plus que le consensus, fait savoir Deutsche Bank. La demande est suffisamment forte pour permettre aux entreprises de répercuter la hausse des prix, ce qui se traduira par une augmentation des ventes. Parallèlement, les coûts énergétiques représentent une part moins importante du chiffre d'affaires que ne le laissent entendre les gros titres. »
L'inflation américaine de septembre, attendue mercredi pour les prix à la consommation puis jeudi pour les prix à la production, pourrait aussi modifier les anticipations sur le calendrier de la Fed. Des chiffres supérieur aux attentes raviveraient la pression sur la Réserve fédérale pour relever davantage ses taux, alors que le rendement américain à dix ans s'est approché de 5,4 % la semaine dernière, au plus haut depuis 2002. Une intervention du président de la Fed, Kevin Warsh, est également prévue en fin de semaine dans le cadre des réunions annuelles du FMI et de la Banque mondiale.
Source Investir
