USA vs Iran, affrontements les plus graves depuis le 8 avril

28/05/2026
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Les Etats-Unis et l’Iran continuent de souffler le chaud et le froid sur les marchés mondiaux. Alors que l’optimisme était de rigueur ces derniers jours quant à la conclusion d’un accord de paix entre les deux pays, celui-ci a été douché, cette nuit, par de nouvelles attaques au Moyen-Orient. L’armée américaine a en effet indiqué avoir abattu quatre drones iraniens et mené des frappes sur une base au sol dans le sud de l’Iran, lors d’actions « mesurées, uniquement défensives », a fait savoir un responsable. En représailles, les Gardiens de la Révolution iraniens ont, eux, ciblé la base américaine d’où l’attaque a été lancée.

Alors que la télévision officielle iranienne a diffusé une version non officielle du « cadre en 14 points » de l’accord en cours de négociation avec les Etats-Unis, la Maison Blanche a qualifié ce projet de « totale invention ». Plus tôt, Donald Trump avait affirmé qu’il n’était « pas satisfait » des propositions de l’Iran en vue d’un accord de paix, tout en restant évasif sur les points d’achoppement.

Toujours au Moyen-Orient, les forces iraniennes ont tiré sur quatre navires ayant tenté de franchir le détroit d’Ormuz, selon la télévision d’Etat, qui n’a pas fourni de détails sur la typologie et la nationalité des bâtiments en question. « Le détroit [d’Ormuz] doit être accessible à tous. Ce sont des eaux internationales… [L’Iran] aimerait en prendre le contrôle ; personne ne le contrôlera », a tonné Donald Trump, mercredi, lors d’une conférence de presse. Le président américain a assuré qu’il ne prévoit, à ce stade, aucun allégement des sanctions envers le régime iranien. Le dirigeant républicain a par ailleurs semé la confusion en menaçant de « pulvériser » Oman, un allié des Etats-Unis, alors qu’il était interrogé sur un éventuel futur contrôle stratégique du détroit d’Ormuz par le sultanat et par l’Iran. Ces événements nocturnes constituent la violation la plus importante du cessez-le-feu, depuis son entrée en vigueur le 8 avril.

Risque inflationniste

En réaction à ces frappes, les cours du pétrole repartent sensiblement à la hausse ce jeudi matin avec un baril de Brent de la mer du Nord tutoyant de nouveau le seuil des 100 dollars, ce qui alimente les craintes vis-à-vis d’une résurgence de l’inflation. A cet égard, l’événement majeur de la séance du jour sera la publication de l’indice des dépenses de consommation personnelle (indice PCE) du mois d’avril, la jauge préférée de la Réserve fédérale pour mesurer l’évolution des prix à la consommation. Après une hausse de 3,5% en mars sur un an, cet indice est attendu en progression de 3,8% en avril, soit près du double de la cible à long terme fixée par l’institution monétaire.

Le vice-président de la Fed, Philip Jefferson, a déclaré s’attendre à ce que l'inflation se calme plus tard cette année à mesure que les effets des tarifs douaniers et des coûts énergétiques plus élevés s'estomperont, bien qu'il ait averti que les risques inflationnistes restent orientés à la hausse. Plus tôt, la gouverneure de la Fed, Lisa Cook, avait de son côté jugé que l'inflation allait dans la mauvaise direction, se disant prête à relever les taux si cette situation persiste. « Je veux être claire sur mon évaluation des risques : ils restent orientés vers une inflation plus élevée », a-t-elle insisté.

Forte baisse en perspective

Dans ce contexte globalement pesant, le Cac 40 est attendu en baisse d’environ 1%. Au chapitre des valeurs, la Food and Drug Administration (FDA) a accordé à Sanofi un examen prioritaire à sa demande de licence pour le venglustat dans le traitement de la maladie de Gaucher de type 3 (MG3), un trouble rare de conservation lysosomale. « La date d'action cible pour la décision de la FDA est le 25 novembre 2026 », a précisé le groupe pharmaceutique dans un communiqué.

Soitec, de son côté, a fait état d’une baisse de 34% de ses revenus sur un an, ceux-ci ressortant néanmoins légèrement supérieurs aux attentes à 592 millions d’euros contre un consensus logé à 584 millions. Le fournisseur français de matériaux semi-conducteurs, dont le cours a été multiplié par près de sept depuis le 1er janvier, a également souligné un retour à un flux de trésorerie disponible positif, à 63 millions sur l’exercice écoulé. Pour le premier trimestre 2027, le groupe anticipe une croissance d’environ 15% sur un an à périmètre et taux de change constants.

Source Investir