La Bourse de Paris devrait gagner un peu de terrain pour la dernière séance du mois, aidée par un pétrole moins crispé et des signaux encourageants, bien que nébuleux, sur le dossier iranien quant aux perspectives d'un accord mettant fin au conflit avec les Etats-Unis.
Une personne au fait des discussions a confirmé à Bloomberg l'information d'Axios à savoir qu'un accord provisoire, prévoyant une extension de 60 jours du cessez-le-feu en cours depuis le 8 avril, avait été trouvé, mais Donald Trump doit encore donner son feu vert. Le président américain a souvent laissé entendre ces dernières semaines qu'un compromis était proche, avant que les blocages ne reprennent leur place. Interrogé sur ce cadre d'accord, Scott Bessent, le secrétaire au Trésor, s'est contenté de dire que les équipes faisaient des allers-retours, tout en rappelant les trois lignes rouges de Donald Trump : la réouverture du détroit d'Ormuz, la remise par l'Iran de son uranium hautement enrichi et l'arrêt de son programme nucléaire. « Nous avons peut-être là les prémices d'un accord », a-t-il déclaré depuis la Maison Blanche, en ajoutant que tout dépendrait de ce que le président veut faire et qu'il ne signerait pas de « bad deal ».Cette prudence explique pourquoi la hausse attendue à Paris reste modérée. Les marchés ont toujours envie d'y croire. Plus que la prolongation du cessez-le-feu, c'est la reprise du trafic dans le détroit d'Ormuz qui nourrit de folles espérances, la pression sur le pétrole se relâcherait immédiatement, avec un effet direct sur les anticipations d'inflation et sur la croissance mondiale. Le Brent, en léger recul sous les 93 dollars le baril, a déjà chuté de plus de 18 % depuis le début du mois et se dirige vers sa pire performance mensuelle depuis mars 2020.
Anthropic à deux doigts des 1.000 milliards de valorisation
L'indice MSCI All Country World a inscrit un nouveau plus haut historique, porté par l'idée qu'une détente au Moyen-Orient et par le secteur technologique. Le Kospi sud-coréen a pris plus de 3 %, atteignant un nouveau sommet. « Je pense qu'une grande partie du rebond observé depuis les creux de mars s'explique par le fait que l'on s'est résigné à l'idée qu'une sortie de crise finirait par être trouvée, mais bien sûr, personne ne sait encore quelle en sera l'ampleur ni quand elle se concrétisera », a déclaré Kate Moore, directrice des investissements chez Citi Wealth, sur CNBC. Elle ajoute que ce qui a vraiment porté le marché, c'est « le pouvoir des revenus technologiques », avec des publications solides les unes après les autres.
L'un des champions de l'IA, Anthropic, a collecté 65 milliards de dollars d'argent frais lors d'une levée de fonds qui démultiplie sa valorisation, à 965 milliards de dollars, éclipsant pour la première fois celle de son rival OpenAI. Ce tour de table important s'est bouclé en quelques semaines seulement, signe d'une forte demande des investisseurs pour le créateur de Claude.
Source Investir