Depuis trois mois déjà, une interrogation revient chaque début de semaine sur les marchés : un accord de paix au Moyen-Orient sera-t-il enfin signé ? Les annonces répétées d’une solution imminente de la part des deux belligérants sont suivies aussitôt de démentis par la partie adverse, et il est difficile de dire en l’état où en sont les négociations.
Le week-end s’est avéré pauvre en informations, mais la machine à rumeurs va reprendre de plus belle. Pour l’heure, l’armée américaine a frappé ce matin des radars et des sites de contrôle de drones sur le territoire iranien. Des frappes auxquelles l’Iran aurait répliqué en s’attaquant à une base militaire utilisée par les Etats-Unis dans le Golfe sans la citer. Ce qui semble éloigner la perspective d’une éventuelle prolongation du cessez-le-feu.
Les marchés, eux, veulent toujours croire en un accord, jugeant Donald Trump dos au mur alors que les élections à mi-mandat approchent. Mais le président américain ne veut pas apparaitre comme le grand perdant de l’affaire. Les événements pourraient trainer. Cet optimisme explique néanmoins que le Cac 40 se soit adjugé 0,83% au cours de la semaine écoulée pour s’établir vendredi à la clôture à 8.183,34 points, et demeurer très légèrement en territoire positif (+ 0,42%) depuis le début de l’année.
Inflation en emploi
En dehors de ce facteur géopolitique, les investisseurs, sevrés désormais des résultats des entreprises jusqu’à la mi-juillet, porteront leur attention sur les indicateurs macroéconomiques, et ils seront nombreux à être publiés cette semaine. L’occasion de juger plus en profondeur des répercussions sur l’économie mondiale de la guerre en Iran.
Les marchés prendront connaissance mardi des chiffres de l’inflation dans la zone euro (pour le mois de mai) - sachant qu’elle s’inscrit déjà en hausse - et vendredi de l’évolution du PIB au premier trimestre. De quoi peut-être conforter la BCE dans sa décision - attendue - d’augmenter ses taux directeurs la semaine prochaine. De l’autre côté de l’Atlantique, sera publié vendredi le rapport sur l’emploi du mois de mai, un des deux indicateurs les plus suivis par la Réserve fédérale.
Plusieurs PMI
La journée s’annonce en revanche plutôt pauvre avec essentiellement des indicateurs d’activité : l’indice PMI HCOB des directeurs des achats du secteur manufacturier de mai pour la zone euro, l’indice PMI S&P des mêmes directeurs des achats au Royaume-Uni et aux Etats-Unis - auquel s’ajoutera l’indice ISM, plus regardé outre-Atlantique - pour le même mois. Seront aussi connus le chômage en Europe et les dépenses de construction aux Etats-Unis pour avril. Aucun élément de nature à influencer les marchés
Source Investir