L’indice parisien devrait commencer ce mardi en hausse. Hier, il a terminé en recul à 8.146 points.
L’heure est à nourrir la bête outre-Atlantique : l’entreprise d’intelligence artificielle (IA) Anthropic a annoncé, hier, avoir déposé une demande confidentielle d’introduction en Bourse, tandis qu’Alphabet, la maison mère de Google, prévoit une augmentation de capital de 80 milliards de dollars.
Anthropic vole ainsi la vedette à sa concurrente OpenAI, qui souhaite aussi bientôt se mesurer à Wall Street. La procédure que la société à l’origine du modèle Claude a enclenchée lui permet de ne pas dévoiler certaines informations jusqu’au dernier moment. Anthropic a été fondée en 2021 par Dario Amodei et sa sœur cadette Daniela, tous les deux passés par OpenAI. Après une récente levée de fonds de 65 milliards de dollars, Anthropic a été valorisée près de 1.000 milliards. L’entreprise de Sam Altman n’était, quant à elle, évaluée « que » 850 milliards environ en février.
Encore de petits acteurs face à Alphabet, cotée au Nasdaq, qui est valorisée 4.500 milliards de dollars. La nouvelle émission d’actions ne représenterait donc que 1,8% de sa capitalisation. Les sommes ainsi réunies devraient lui permettre d’accélérer dans la course à l’IA, après avoir levé 85 milliards de dollars au cours des douze derniers mois avec la dette, rapporte l’AFP. La firme de Mountain View a prévu d’injecter 180 à 190 milliards dans la technologie. Le risque en passant à présent par la Bourse est de diluer le capital : le titre perdait 1% à la fin des échanges à New York.
Pendant ce temps, au Moyen-Orient, l’offensive israélienne au Liban compromet les négociations entre Téhéran et Washington, bien que Donald Trump ait affirmé que « les discussions continuaient à un rythme rapide avec la République islamique ». La confusion semble régner : le Hezbollah, soutenu par l’Iran, aurait accepté un cessez-le-feu, mais Benyamin Netanyahou menace en même temps de frapper Beyrouth en cas de nouvelles attaques sur le territoire israélien.
Dans l’actualité aujourd’hui, nous attendrons principalement l’inflation dans la zone euro pour le mois de mai. Au mois d’avril, elle était de 3% en rythme annuel, bien supérieure à l’objectif de 2%. Les investisseurs anticipent déjà que la Banque centrale européenne relèvera ses taux directeurs au mois de juin pour freiner la progression des prix à la consommation.
Source Investir