Avec le conflit en Iran en toile de fond, le Cac 40 devrait rester sur ses gardes

03/06/2026
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Dans un marché aux prises, depuis de longs mois, à deux forces narratives opposées, à savoir les craintes entourant l’évolution de la situation en Iran et l’enthousiasme autour de l’intelligence artificielle, la seconde a une nouvelle fois pris le pas sur la première, mardi, offrant un rebond de 0,77% au Cac 40, porté par STMicroelectronics (+15%) et Schneider Electric. En dépit de messages contradictoires sur le front iranien, Donald Trump a dit rester optimiste sur la possibilité d’un accord de paix intérimaire avec l’Iran quand l’agence de presse proche du régime des Mollahs rapporte que les discussions ont été interrompues, l’indice vedette du marché parisien a ainsi fait mieux qu’effacer ses pertes de la veille (-0,45%). A en juger par les contrats à terme, celui-ci devrait ouvrir proche de l’équilibre aujourd’hui.

Les affrontements se poursuivent au Moyen-Orient

Si Donald Trump a contesté les informations des médias d’Etat iraniens, affirmant que les deux parties ont des conversations « en continu », y compris « aujourd’hui » [mardi, NDLR], les tensions restent vives dans la région. Le commandement militaire américain (CentCom) pour le Moyen-Orient a en effet déclaré avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes vers Bahreïn et le Koweït, et dit avoir mené, en réponse, « des frappes de légitime défense » sur des cibles au sol situées sur l’île iranienne de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz. « Une nouvelle vague de drones iraniens tentant d’attaquer les forces américaines au Koweït n’a pas atteint les cibles visées cette nuit », a également affirmé le CentCom.

Face à cette situation, les cours pétroliers se maintiennent à des niveaux élevés, le baril de Brent se négociant encore à plus de 97 dollars ce matin. Cette flambée des cours énergétiques liée au conflit au Moyen-Orient continue d’alimenter les craintes d’une résurgence persistante de l’inflation, avec des perspectives associées de hausses de taux de la part des plus grandes banques centrales, BCE et Fed en tête. Dans ce contexte, les opérateurs s’attarderont, ce mercredi, sur la batterie de statistiques susceptibles d’influer sur les politiques monétaires de ces institutions.

L’emploi en juge de la paix pour la Fed

Parmi celles-ci (voir « Les grands rendez-vous du jour »), la plus surveillée sera certainement la publication de l’indice ISM d’activité dans les services aux Etats-Unis, à 16 heures. Une légère amélioration (à 53,8 en mai contre 53,6 en avril) est attendue. Avant cela, à 14h15, les créations de postes dans le secteur privé selon ADP, attendues à 14h15, donneront une première indication sur le marché du travail américain, à deux jours du rapport mensuel officiel (vendredi à 14h30). « L'économie américaine est pour l'instant assez résiliente aux chocs. Le cycle de l'investissement (IA) est vigoureux, ce qui atténue les effets négatifs du choc pétrolier », note Oddo BHF. Si les données sur l’emploi confirment la vigueur du marché du travail américain, la Fed pourra par ailleurs se concentrer sur son mandat lié à l’inflation et « les marchés pourraient probablement commencer à anticiper une hausse complète de 25 points de base des taux de la Fed cette année », avance Chris Turner, d'ING.

Au chapitre microéconomique, la star du jour sera Broadcom, parfois considérée comme « la Huitième Magnifique » (2.280 milliards de capitalisation), qui dévoilera ses comptes semestriels après la clôture de Wall Street.

Source Investir