Le pétrole brûle, SpaceX sourit, Shein pleure
Le Cac 40 est attendu en légère hausse. Hier, il a terminé à l’équilibre, à 8.078 points.
Le baril de pétrole Brent de la mer du Nord s’échange à plus de 107 dollars, ce matin. Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a rejeté, ce weekend, une proposition iranienne. Les diplomates américains et iraniens ont toutefois rencontré des médiateurs, lundi. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est entretenu avec un haut responsable qatari à New York, après l’Assemblée générale des Nations Unies. Ils ont « discuté d’idées et de la manière de trouver des solutions pour satisfaire aux conditions de l’Iran », a-t-il indiqué. Dans le même temps, on apprenait que les exportations de brut depuis le Moyen-Orient ont rebondi à leur plus haut niveau depuis le début de la guerre, rapporte CNBC. Mais les marchés voient le verre à moitié vide, Wall Street a terminé lundi dans le rouge.
De l’autre côté de la Terre, la Reserve Bank of Australia (RBA) a augmenté, comme prévu, ses taux directeurs de 25 points de base, pour la quatrième fois cette année, ce qui les porte à 4,6%, au plus haut niveau depuis 2011. Cela a permis au dollar australien de se renforcer légèrement face à la devise japonaise. Il s’échangeait ce matin à 110,5 yens. La RBA a déclaré que d’autres hausses de taux n’étaient pas à exclure.
Du côté des entreprises, SpaceX a réussi à envoyer pour la première fois en orbite son lanceur spatial réutilisable Starship. Il n’a pas voyagé à vide, mais avec 26 satellites Starlink, qui permettent d’avoir un accès sans fil à Internet à travers le monde. C’était le 14e départ pour Starship et le premier qui avait pour objectif un vol orbital. L’appareil a toutefois dû raccourcir sa mission en raison de la perte d’un moteur et a amerri près d’Hawaï bien en avance sur son programme.
Shein a dégringolé de 13% à la Bourse de Hongkong. L’entreprise de e-commerce bien connue pour ses vêtements de fast-fashion a publié des chiffres décevants. Elle paye notamment le durcissement réglementaire dans l’Union européenne. Au premier semestre, son chiffre d’affaires n’est en progression que de 1%, à 20,1 milliards de dollars. Pour la seule zone Europe, il chute même de 13% au second semestre.
Au programme aujourd’hui : l’évolution des agrégats monétaires au Royaume-Uni, l’indice de la confiance des consommateurs dans la zone euro, une enquête similaire aux Etats-Unis et les offres d’emploi du mois d’août chez l’oncle Sam.
Source Investir
